Comment compter les animaux ?

Pour estimer une population de vertébrés, la méthode classiquement utilisée par écologues et biologistes est le transect linéaire : le chercheur suit une ligne imaginaire rectiligne dans la forêt et détecte la présence de l’animal ou de ses traces (excréments par exemple). C’est la probabilité de rencontre qui permet de calculer une abondance. Cette méthode a l’avantage d’être simple (si si). Cependant elle ne prend en compte ni l’hétérogénéité des environnements traversés, ni les caractéristiques morphologiques et de comportement qui permettent à l’animal recherché de se camoufler.

Il semble pourtant évident qu’un animal avec une robe qui se détache de son environnement et vivant dans la canopée aura plus de chance d’être détecté qu’un animal de petite taille avec des marbrures et au sol. Des chercheurs remettent donc en question cette méthode et recherchent des indicateurs plus adéquats pour mesurer l’impact des activités humaines sur l’abondance de certaines espèces. Remettre en question, toujours, fait partie de la démarche scientifique !

Denis, T. et Al. (2017). Biological traits, rather than environment, shape detection 
curves of large vertebrates in neotropical rainforests. Ecol Appl, 27(5), 1564–1577.