Vecteur ou bien « préleveur » ?

Dans le contexte actuel de déclin de la biodiversité induit par l’homme, il est urgent de développer des méthodes capables de décrire avec précision l’état de cette dernière. Inventaires terrain, analyses de traces ou d’ADN environnemental, modèles mathématiques… De nombreuses approches sont testées.

L’utilité de diptères hématophages comme « préleveurs » de vertébrés a été évaluée. Des phlébotomes[1] et des moustiques[2] ont été collectés sur des sites en forêt amazonienne et leurs repas sanguins analysés. Cela aurait notamment permis de dévoiler la présence sur ces endroits de mammifères de différentes tailles ainsi que d’oiseaux, de lézards et d’amphibiens. Bien que des efforts supplémentaires soient nécessaires pour valider l’approche, ces premiers travaux ouvrent des perspectives prometteuses pour la surveillance de l’éco-épidémiologie et de la biodiversité.

[1]  Vecteurs de la leishmaniose
[2]  Vecteurs de… Sérieusement ?? Vous ne savez pas !!!!

A. Kocher et al. (2017) iDNA screening: Disease vectors as vertebrate samplers. Mol Ecol. 2017 Nov;26(22):6478-6486.