Un nouveau challenge

Pouvoir étudier les virus parmi les plus dangereux de la planète, c’est le rêve (inavouable) de tout virologiste.

Cependant l’étude de ces virus hautement contagieux et potentiellement mortels ne se fait pas n’importe où : elle a lieu dans des laboratoires de sécurité maximale. Ces laboratoires, dits de type P4, sont totalement hermétiques et constitués de plusieurs sas de décontaminations afin d’assurer une protection optimale aux chercheurs y travaillant et à la population extérieure.

Une quarantaine de structures de ce type seulement sont opérationnelles dans le monde, dont une grande partie est située aux États-Unis. Il en existe un en France, à Lyon.

C’est cette structure, et plus exactement l’Unité de Biologie des Infections Virales Émergentes, que rejoindra à la fin du mois, le chef des chasseurs de virus. Vincent Lacoste va devoir valider plusieurs formations et être accrédité, avant d’avoir le droit de revêtir sous-vêtements jetables, bottes en caoutchouc, combinaison faite sur-mesure et reliée à une arrivée d’air indépendante pour pénétrer dans le saint des saints et manipuler des virus contre lesquels il n’existe pas encore de vaccin.

De nouveaux défis en perspective donc pour celui qui a dirigé pendant 14 ans* à Cayenne le Laboratoire des Interactions Virus Hôtes (LIVH). De son aveu « des années très riches professionnellement, au cours desquelles j’ai mené avec plaisir et passion chacune de mes missions ! Je suis excité par les challenges à venir mais c’est le « cœur gros » que je quitte l’Institut Pasteur de Cayenne ».

* Bio express
2005 : mise en place des tests génotypiques des résistances du VIH aux antirétroviraux
2007 : 1ers cours à l’Université des Antilles et de la Guyane
2008 : signature d’un accord avec le Suriname qui effectuera ses génotypages VIH en Guyane
2009 : mise en place de la plateforme technique commune de l’Institut Pasteur de Cayenne
2010-2015 : coordination du programme européen STRonGer
2013 : le LIVH emménage dans ses nouveaux locaux
2015 : membre du conseil de l’école doctorale ED527 de l’Université de Guyane
2018 : une trentaine d’étudiants de tous niveaux accueillis au total.