Soixante ans de lutte antivectorielle

Pour protéger la population du paludisme, de la fièvre jaune et plus récemment de la dengue, du chikungunya et du Zika, la lutte contre les moustiques, vecteurs de ces infections, est organisée à grande échelle sur le territoire depuis les années 1940. DDT, malathion, fenthion, fénitrothion, téméphos, deltaméthrine… Au fil du temps, les stratégies ont évolué pour s’adapter au lieu, au développement de la résistance aux insecticides et aux progrès des techniques.

Des chercheurs résument l’histoire de cette « guerre » dans une revue scientifique. Ce qui avait été organisé au départ pour éliminer les fièvres transmises par les moustiques peine aujourd’hui à contenir les épidémies. Nouveau pesticide, lâcher de moustiques génétiquement modifiés ou infectés, les futurs plans de contrôle devront également accroître l’engagement communautaire, prendre en compte les changements environnementaux pour prévenir l’apparition de sites de reproduction ainsi qu’être discutés et mis en œuvre à l’échelle régionale.

Photo issue de Parallèle 5 (1950-1955), Archives de Guyane, N° 3 de mai 1950.
Y. Epelboin et Al. (2018) Successes and failures of sixty years of vector control in French Guiana: what is the next step? Parasit Vectors. 2018 Mar 20;11(1):200