De la terre à la peau

L’ulcère de Buruli qui affecte entre 5000 et 6000 personnes chaque année dans 33 pays* est une dégénérescence de la peau liée à la présence d’une bactérie Mycobacterium ulcerans. Maladie tropicale négligée, elle est dotée depuis 1998 d’une initiative internationale par l’Organisation mondiale de la Santé. Les 20 années de recherche ont identifié une grande diversité de voies de transmission, de vecteurs de la maladie et n’ont pas répondu à toutes les attentes.

Chercheurs et médecins se sont attachés à faire un état des lieux des facteurs écologiques locaux et globaux ainsi que leur évolution récente liés à l’émergence de cas. Un changement des usages des sols expliquerait en partie une dispersion des bactéries confinées dans les espaces forestiers à des espaces où l’homme est présent.

* Moins de 300 cas en Guyane
Combe M. et al. - Global and local environmental changes as drivers of Buruli 
ulcer emergence* (vol 6, e22, 2017) [Erratum]. - Emerging Microbes and Infections,
2017, 6, p. e34.